L’étude d’Anita Wooley continue à se diffuser et à générer un tas de réactions sur beaucoup de blogs, de sites web et de journaux.

Merci aussi de vos réactions à mon dernier billet sur le sujet ! (pour mémoire : http://www.consultrade.info/intelligence-collective-ecoute-apports-feminins-ca-se-confirme).

Voici une réaction moins « enthousiaste » que les autres. Elle provient d’un journaliste dans un article paru dans « le Temps » de Genève qu’il intitule « Complètement QI ».

Un article plein d’humour ?

Après avoir retracé, l’histoire du QI et de la mesure de l’intelligence individuelle, Denis DUBOULE a une analyse assez personnelle de cette étude :

« Une lecture rapide de cet article suggère donc que le groupe le plus performant est composé de gens parlant beaucoup, avec des QI assez moyens et une majorité de femmes (notez bien l’ordre des termes). Une analyse plus approfondie nous dit que ce groupe à haute intelligence collective est composé de gens respectueux de l’avis des autres, sans mâle dominant qui sait tout, et à la recherche du consensus efficace. Tout est question d’interprétation, une fois de plus. « 

Votre première interprétation est pleine d’humour, Monsieur Duboule. Merci !

La conclusion de l’article contient-elle autant d’humour ?

« Dans les conditions actuelles de restrictions budgétaires, il est rassurant de voir que la recherche fondamentale avance à grands pas. »

Pas sur…

Vive le GBS !

Evidemment, beaucoup avaient « pressenti » au moins certaines de ces conclusions grâce à leur GBS (Gros Bon Sens, outil fondamental s’il en est ! C’est dit sans aucune ironie) .

Pourtant, les pratiques dans l’entreprise sont tellement éloignées de ces fonctionnements favorables à cette intelligence collective !

Pour les changer, car l’entreprise a besoin de ce changement, il va falloir utiliser toutes les « armes » à notre disposition.

Les ingénieurs font partie des dominants de l’entreprise. Des champions de la rationalité. Avec cette étude, voilà un excellent argument. Solide. On n’est plus dans le « je pense » d’une bande d’humanistes utopistes, c’est le la science mon bon Monsieur ! Ca n’est déjà pas si mal.

Bon maintenant, il va falloir encore du temps pour passer la barrière des habitudes culturelles bien ancrées dans notre esprit collectif. Soyons optimistes. Il reste encore du travail et on avance.

Au-delà des grandes idées : de l’applicatif !

D’autre part, Mme. Wooley, continue son étude avec la mise au point de batteries de tests pour mesurer ce « QI collectif ». Et là on et bien dans l’applicatif.  Avec ses limites, comme celles du QI individuel qui reste encore fort discutable malgré son âge. En tous cas, j’ai hâte d’avoir accès à cet outil !

Une autre interprétation

Pour finir, en ce qui concerne 3 conclusions-interprétations de M. Duboule :

- Sur « les QI moyens » qui favoriseraient l’intelligence collective. Mon interprétation est plutôt que le niveau de QI du groupe doit être assez homogène. En effet, je perçois mal les manifestations de l’intelligence collective des huitres qui pourtant vivent en groupe. D’un autre côté, un génie reste souvent incompris même bien longtemps après sa mort (Evariste Gallois, Pierre de Fermat par exemple, Galilée…).

-Sur « plus il y a de femmes et mieux ça marche » : les femmes, leurs modes de fonctionnements, sont tellement absents de l’entreprise qu’on peut encore affirmer qu’il en faut plus qu’aujourd’hui. Il y  a cependant un optimum qu’il faudra atteindre et nous avons observé aussi des excès du trop féminin.

-Sur « les avancées de la recherche fondamentale en ces temps de restriction budgétaire » : il me semble que s’il y a un pays dans le monde où la question économique est à la base de toute action, c’est bien les USA.

Merci de cette réaction à contre-courant des autres !

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